Pour comprendre le fonctionnement de cette crypto-monnaie populaire, il est essentiel de se pencher sur son architecture technique, qui diffère sensiblement de celle du Bitcoin. Alors que le Bitcoin utilise l’algorithme SHA-256, le “Doge” repose sur la technologie Scrypt, héritée du Litecoin. Cette différence est cruciale car elle influence directement la manière dont les nouvelles pièces sont créées, ou “minées”. L’algorithme Scrypt a été conçu pour être plus résistant à l’utilisation de matériel de minage ultra-spécialisé comme les ASIC (bien que des ASIC pour Scrypt aient finalement été développés), permettant théoriquement une décentralisation plus large du réseau à ses débuts. De plus, la rapidité est un atout majeur : le temps de validation d’un bloc est d’environ une minute, contre dix minutes pour le Bitcoin et deux minutes et demie pour le Litecoin.
Une autre caractéristique technique distinctive est sa politique monétaire inflationniste. À l’origine, le code prévoyait une limite maximale de 100 milliards de pièces, similaire au plafond de 21 millions de Bitcoins. Cependant, en février 2014, les développeurs ont pris la décision audacieuse de supprimer cette limite. Désormais, une quantité infinie de pièces peut être produite, avec une récompense de bloc statique qui ajoute environ 5,2 milliards de nouvelles unités chaque année. Cette approche vise à compenser les pièces perdues (clés privées oubliées, disques durs détruits) et à maintenir des frais de transaction bas pour encourager l’utilisation de la monnaie comme moyen de paiement courant plutôt que comme simple réserve de valeur.
Les spécifications techniques principales du réseau sont les suivantes :
- Algorithme de preuve de travail : Scrypt (nécessitant moins d’énergie que le SHA-256).
- Temps de bloc : 1 minute (permettant des transactions très rapides).
- Offre totale : Infinie (inflation annuelle contrôlée).
- Nœuds actifs : Environ 20 000 nœuds observés en 2018, assurant la sécurité du réseau.
La sécurité du réseau repose sur la puissance de calcul fournie par les mineurs. Bien que l’idée initiale était de permettre à tout un chacun de miner avec son ordinateur personnel, la réalité a évolué vers des fermes de minage professionnelles. Néanmoins, l’intégrité de la blockchain est maintenue par cette puissance de hachage collective. En octobre 2019, la taille de la blockchain atteignait près de 39 gigaoctets, témoignant de l’historique volumineux des transactions. Vous pouvez en apprendre davantage sur les nuances des crypto-monnaies basées sur Scrypt en cliquant ici, ce qui vous permettra de mieux saisir les différences avec les autres protocoles. En somme, bien que souvent moquée pour son origine humoristique, l’infrastructure technique de cette devise est robuste, rapide et conçue pour une circulation fluide, ce qui explique sa longévité surprenante dans un écosystème technologique en constante mutation.